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La démocratie n’est pas la loi du plus violent

Le débat démocratique exige une parole politique responsable, respectueuse des opinions comme de l’État de droit. La démocratie n’est ni la loi du plus violent, ni du plus radical.

La mort du jeune Quentin à Lyon nous bouleverse. Rien ne peut justifier qu’un jeune perde la vie en raison de son engagement politique. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses amis.

Ce drame est malheureusement la conséquence d’une escalade de violences politiques entre mouvances d’ultradroite et d’ultragauche, nourrie par la radicalisation des discours et la désinhibition dans l’espace public.

Quand extrême gauche et extrême droite construisent leur stratégie sur la tension permanente, l’invective et la confrontation, ils installent un climat de violence dont ils ne peuvent ignorer les conséquences.

La France insoumise porte une responsabilité morale dans la banalisation de la violence politique. Les membres de ce parti politique consacre l’essentiel de leur temps à désigner des cibles, à invectiver et attiser la haine et à délégitimer les institutions.

Si l’Assemblée nationale donne trop souvent le spectacle d’une guerre de tranchées, incapable de débattre sereinement, c’est en grande partie parce que LFI et le RN se livrent systématiquement à une surenchère d’outrances verbales.

Quand le discours politique transpire la haine, personne ne peut feindre la surprise lorsque des conséquences dramatiques surviennent.

Je veux vous dire combien je reste attaché à la dignité du débat, à la force du pluralisme, au respect que nous devons à chaque citoyen, qui attend légitimement de l’exemplarité et de la responsabilité.

En démocratie, on se combat par les idées, jamais par la violence.

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