Cm Bouchons Ecologie

« Les bouchons et la pollution, c’est tout sauf de l’écologie »

Quand l’écologie est concrète, qu’elle apporte des solutions et qu’elle est concertée et accessible à tous, elle recueille généralement l’adhésion.

Quand l’écologie n’est qu’idéologie et contrainte, qu’elle va à rebours de ses objectifs, elle suscite alors le rejet.

La politique du « toujours plus de contraintes envers les automobilistes » de la maire de Besançon est rejetée par les habitants.

Cette politique est anti-écologique et entraîne des embouteillages, de la pollution, du stress, du temps perdu.

La municipalité devrait davantage écouter les Bisontins. Ils sont certes éloignés des dogmes de l’écologie politique mais ils sont bien souvent les mieux placés pour concilier bon sens et écologie.

Un exemple très concret, la refonte du plan de circulation nord-est qui a amené la municipalité à expérimenter des feux tricolores rue des Montarmots. Après 18 mois, la municipalité a décidé de les rendre permanents.

J’ai questionné les habitants du quartier sur cet aménagement. Une centaine de foyers m’ont répondu. Plus de 80% m’ont exprimé leur insatisfaction sur le plan de circulation et près de 90% leur insatisfaction sur l’installation des feux tricolores.

Voici quelques commentaires :

-« On se retrouve à attendre à un feu où personne ne passe. N’y avait-il pas d’autres projets plus utiles à financer ? »

-« Aucun intérêt à part ralentir inutilement le trafic et augmenter un peu plus la pollution et le bruit. »

-« Feu inutile et énergivore, les panneaux stops fonctionnaient très bien. Les décideurs ne doivent pas vivre dans la même réalité que les habitants de notre ville. »

En résumé, les habitants ont pointé des contraintes pour les cyclistes et les automobilistes, des dépenses d’argent public inutiles, de la pollution induite, du stress, et des incivilités générées.

Je regrette ce choix de ne pas concerter les habitants. Un bilan rapide et un questionnaire sont faciles à distribuer et auraient évité, sans doute, de pérenniser un dispositif coûteux, mal vécu, qui va à l’inverse des objectifs de développement durable.

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« Une gratuité des transports financée sur le dos de ceux qui travaillent »

Les Grands Bisontins qui n’ont pas accès aujourd’hui à un service de transports en commun doivent savoir que la gratuité partielle des transports en commun va coûter 4,5 millions d’euros, sans aucune offre supplémentaire dans les communes du Grand Besançon ou dans les quartiers de Besançon, actuellement mal desservis.

Je me suis opposé à l’augmentation du taux du versement mobilité, taxe payée par les 900 entreprises du Grand Besançon qui comptent plus de 10 salariés.

Cette taxe, calculée sur la masse salariale, représente une hausse de fiscalité de plus de 11%, soit 2,5 millions d’euros pour le secteur privé, 1,9 million d’euros pour le secteur public et plus de 200 000 euros pour le secteur associatif, notamment le secteur social et médico-social qui a déjà beaucoup de difficultés. Le CHU Jean Minjoz verra sa fiscalité s’alourdir de 450 000 euros par an, c’est colossal.

Qui peut croire une seule seconde qu’elle ne va pas se répercuter in fine, sur l’attractivité du grand Besançon, sur les salaires des 35 000 salariés concernés ou sur les consommateurs qui verront les prix augmenter.

Cette décision va, de plus, amplifier la fracture territoriale, en finançant une offre encore meilleure pour les habitants des zones bien desservies, sans améliorer l’offre dans les zones mal desservies.

Au moment où notre pays est face à un mur de dettes, cette gratuité ne m’apparaît ni raisonnable, ni responsable. Je doute qu’elle soit soutenable très longtemps.

Une révolution sociale pour certains, une mesure électoraliste pour d’autres. En tout cas, une mesure financée, une fois de plus, sur le dos de ceux qui travaillent.

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