Sur le terrain, auprès des agriculteurs, pour mesurer les conséquences de la sécheresse
Les effets de la canicule et de la sécheresse touchent de très nombreuses exploitations agricoles. Je suis allé à la rencontre des agriculteurs pour écouter leurs témoignages, comprendre les difficultés auxquelles ils sont confrontés et mesurer, au plus près du terrain, les conséquences de ces épisodes climatiques extrêmes.
J’ai pu constater les effets très directs de ces épisodes de chaleur sur les exploitations : rendements fragilisés, qualité des récoltes incertaine, fourrages sous tension et trésoreries mises à rude épreuve. Nos échanges ont également souligné le coût des assurances climatiques, la nécessité de constituer des stocks pour faire face aux mauvaises années, et l’enjeu d’une juste rémunération du travail des agriculteurs.
Dans l’immédiat, des mesures d’urgence s’imposent pour soutenir les exploitations et leur permettre de surmonter cette période difficile. Je les soutiendrai.
Nous devons aussi accompagner, dans la durée, l’adaptation de notre agriculture au dérèglement climatique, sans laisser les agriculteurs seuls face aux investissements, aux contraintes et aux risques que cela implique.
Les agriculteurs ne demandent pas de compassion. Ils demandent de pouvoir vivre dignement de leur travail, de préparer l’avenir et de continuer à nous nourrir. Je veux leur redire mon soutien plein et entier.
Je remercie Éric Morel, Baptiste Charmoille, Aurélien Minary, Stéphane Séguin, qui m’ont reçu dans leurs exploitations ainsi que l’ensemble des agriculteurs présents, pour leur accueil et la qualité de nos échanges. Ils me permettent d’appréhender avec justesse les réalités du terrain et de porter des propositions concrètes, adaptées aux besoins de notre territoire.
Visite de l’église Notre-Dame de l’Assomption à Myon, un patrimoine à préserver
Retour sur le terrain à Myon, après quelques jours de vacances, où j’ai eu le plaisir de visiter l’église Notre-Dame-de-l’Assomption.
Construite à partir de 1843 dans un style néoclassique selon les plans de l’architecte Maximilien Painchaux, elle succède à plusieurs édifices religieux remontant au XIe siècle. Elle a été consacrée en 1850 par le cardinal Mathieu.
Son histoire et son architecture témoignent de siècles de vie locale. L’église possède une architecture remarquable, mais le temps et les intempéries ont malheureusement laissé leurs traces.
La toiture et la charpente nécessitent aujourd’hui une intervention, en particulier au niveau des transepts et de l’abside. La première tranche de travaux prioritaires est estimé à 409 000 € HT. À terme, la restauration complète de l’édifice pourrait représenter un investissement de 2,5 millions d’euros.
Une association locale dynamique se mobilise aux côtés du conseil municipal et de la Fondation du patrimoine afin de lancer une collecte de dons. L’objectif est de réunir les fonds nécessaires pour préserver ce lieu de mémoire, cher aux habitants de Myon.
Je tiens à saluer l’engagement des habitants, des élus et de l’ensemble des partenaires mobilisés pour sauvegarder ce patrimoine. La création de cette association illustre l’attachement profond des habitants à leur patrimoine, qui fait l’âme de nos communes.
Merci à Sarah Vionnet, maire de Myon, à Louis Vallet, son premier adjoint, pour leur accueil chaleureux, ainsi qu’à Monsieur Bulle, maître-conférencier, pour cette visite guidée passionnante.


