2021
juin

« Il n’est plus tenable que des jeunes soient payés sous le smic au sein de la ville de Besançon »

Les difficultés de recrutement des éducateurs périscolaires se répètent d’années en années. Les raisons sont multiples. D’une part, le métier n’est pas un métier facile, les horaires sont hachés et les postes sont souvent occupés par des étudiants qui doivent jongler avec leurs études. D’autre part, c’est très mal payé !

La création du statut d’adjoint d’animation et l’allongement des durées des contrats à 36 mois sont de bonnes mesures qui donnent de la visibilité aux personnes qui s’engagent.

Seulement, cela serait évidemment insuffisant sans une revalorisation salariale. Il n’est plus tenable que des jeunes soient payés sous le smic au sein de la ville de Besançon.

Un animateur périscolaire qui assure les trois temps d’accueil quotidiens (matin, midi, après-midi), soit environ 18h ou 19h par semaine gagne aujourd’hui entre 500 et 550 € par mois. C’est sous le smic.

Changeons cela !

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« Le langage administratif ou l’écriture inclusive rendent illisibles les informations et inaccessible le débat public »

J’ai le souci permanent d’être audible et lisible de façon à ce que mes propos soient accessibles et compréhensibles par tous. Ce doit être le souci permanent des collectivités, des associations ou des entreprises.

Malheureusement, les acronymes, le langage administratif ou l’écriture inclusive rendent les informations parfois illisibles et inaccessibles.

De fait ils excluent, là où nous avons le devoir de rassembler et d’être clairs dans les intentions, pour tous.

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« Nous proposons l’exonération des droits de terrasse pour l’ensemble de l’année 2021 »

Intervention conseil municipal de Besançon (mai 2021)

En janvier dernier, j’encourageais la municipalité à annoncer l’exonération intégrale des droits de terrasse, des redevances d’étalages et des droits d’enseignes pour l’année 2021.

Lors du conseil municipal de mai, nous avons voté l’exonération pour la période de janvier à juin. C’est un premier geste. Mais nous souhaitons aller encore plus loin.

Notre groupe a proposé un amendement demandant l’exonération intégrale de ces droits pour l’ensemble de l’année 2021.

On ne peut pas faire comme si à partir du 1er juillet les difficultés allaient ne plus exister, comme si les commerces allaient compenser la perte de chiffre d’affaire.

Le rôle de la ville de Besançon est d’accompagner les commerces à la hauteur des difficultés qu’ils ont rencontrées durant les 6 premiers mois de l’année. Son rôle est aussi de les accompagner dans la reprise de leur activité et de leur donner un maximum de visibilité et de confiance.

Nous demandons également plus de visibilité fiscale et proposerons avec des élus de la périphérie un moratoire sur la fiscalité des entreprises et des particuliers à l’échelle de l’agglomération du Grand Besançon.

Les incidences financières sont connues (110.000 €) et elles nous apparaissent raisonnables.

C’est en tout cas un choix politique, notre choix politique de promouvoir le commerce, l’activité économique pour dynamiser notre ville et la création d’emplois.

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« Baisser la subvention de l’office de tourisme est un signal très négatif envoyé aux acteurs du tourisme »

Nous sommes aujourd’hui dans un contexte de reprise d’activité économique. Il y a beaucoup d’impatience de la part des acteurs du tourisme.

C’est donc dans ce contexte de relance économique qu’on nous demande de nous prononcer sur une baisse de subvention à l’Office de Tourisme de 208 000 € (Grand Besançon -138.000€, ville de Besançon -70.000€).

Au-delà du fait que cette forte baisse de subvention soit un signal très négatif envoyé aux acteurs du tourisme, il n’y a aucune stratégie politique derrière cette proposition sinon un acte de simple gestion comptable.

Oui l’office de Tourisme présente un excédent budgétaire en 2020, en raison de la crise du covid, mais pourquoi ne pas renverser la situation à notre profit ?

En maintenant les subventions identiques aux sommes des années précédentes, c’est-à-dire sans dépenser un centime de plus par rapport à 2019 ou 2020, nous nous donnions les moyens d’une promotion touristique plus puissante, et plus exigeante.

Non seulement, nous aurions envoyer un signal positif aux acteurs du tourisme en les accompagnant dans la relance de leur activité, mais nous en aurions également profité en encaissant davantage de taxes de séjour.

C’est dans les périodes de crise que nous avons le devoir d’avoir de l’ambition. Je regrette que ce ne pas ce second choix, plus judicieux et plus ambitieux que l’agglomération ait choisi.

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