2017
septembre

De la sincérité des convictions en politique

« Monsieur Alauzet aurait tenu un discours diamétralement opposé si M. Hamon avait été élu Président de la République. C’est un numéro d’équilibriste exceptionnel auquel nous venons d’assister. »

C’est avec ces mots que je n’ai pu m’empêcher de réagir après avoir écouté le député Alauzet, lire son argumentaire favorable à la suppression des emplois aidés avec lequel je partage pourtant la quasi-totalité de l’argumentation.

Les arguments étaient justes… mais la parole sonnait faux !

Entendre celui qui a d’abord déclaré soutenir Benoît Hamon à la présidentielle, celui qui a défendu bec et ongle François Hollande, sa politique, ses budgets, ses orientations, parler d’inconséquence budgétaire ou d’insincérité de la précédente majorité à laquelle il appartenait et fustiger ainsi les choix qu’il a défendu il y a encore quelques mois et validé par ses votes à l’Assemblée Nationale, il fallait oser…

Ces positionnements à géométries variables de M Alauzet interrogent sur le sens de l’engagement et de l’honnêteté des convictions en politique que nous devons aux citoyens. Avoir des convictions, c’est les assumer dans les périodes favorables comme dans les contextes difficiles. Ce n’est pas en changer pour assurer une réélection qui paraissait compromise.

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