« Combien de temps va-t-on continuer à dépenser l’argent que nous ne possédons pas et que nos enfants seront amenés à rembourser ? »

La dette publique française atteint aujourd’hui un niveau alarmant, plus de 2 200 milliards d’euros. Rapportée à la richesse nationale, elle approche les 100% du produit intérieur brut.

  Si les arbitrages budgétaires sont difficiles, ils sont la conséquence d’une France qui a vécu et vit, aujourd’hui encore, au-dessus de ses moyens.

L’enjeu est de baisser la dépense publique. Voilà pourquoi l’Etat et les collectivités sont contraints aujourd’hui de contribuer à l’effort de redressement des comptes publics.

Combien de temps va-t-on continuer à dépenser l’argent que nous ne possédons pas et que nos enfants seront, eux, amenés à rembourser ?

L’effort de l’Etat de 10 milliards l’an prochain et les 13 milliards d’euros d’économies demandés aux collectivités durant le quinquennat correspondent à l’urgence de la situation.
La politique du toujours plus nous a conduit dans une impasse. Aujourd’hui, il faut apprendre à faire mieux avec moins. Cela impose de changer les méthodes et revoir la façon dont fonctionnent et s’organisent les services de l’Etat et les collectivités.

Clarifier, simplifier, raccourcir, faciliter la décision devraient être le nouveau cadre que l’on se fixe. A trop uniformiser, égaliser, centraliser sur les territoires, on arrive à une fiscalité locale galopante et à une forme de bureaucratisation inefficace.

Rendons également l’évaluation de l’action publique systématique. Non pas une évaluation quantitative qui n’est finalement qu’un catalogue d’actions mais une évaluation qualitative qui mesure l’impact de chacune des décisions. C’est par l’efficacité que nous trouverons des marges de manœuvre.

Pour les citoyens, les entreprises et les communes, notre administration est un labyrinthe. Ce qui était simple hier est devenu complexe aujourd’hui. Simplifions drastiquement les contraintes et la bureaucratie inutile. La finalité n’est pas de remplir je ne sais quelles formalités administratives mais de libérer les initiatives de ceux qui agissent, ceux qui entreprennent, ceux qui façonnent nos villes et nos campagnes.

  Les inquiétudes sont légitimes autant que l’est la nécessité de réformer notre pays et de redresser les comptes publics.

Réduire la dette française doit figurer parmi les objectifs partagés entre l’Etat, les régions, les départements, les intercommunalités et les communes.

Ne rien faire, sous-estimer, minimiser ou pire nier le danger que représente notre dette publique, c’est mentir aux Français, c’est les tromper car au bout du compte, c’est tout le pays et d’abord les plus fragiles qui devront la solder !

Dire la vérité et agir en préservant nos comptes publics, c’est prendre le risque de l’impopularité. J’ai fait le choix à l’élection présidentielle de soutenir Emmanuel Macron notamment pour sa volonté de réformer la France. L’enjeu n’est pas sa popularité mais que le pays se modernise et retrouve de l’ambition. Prenons le risque de réussir !

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