« Veut-on que Besançon devienne une ville dans laquelle la classe moyenne n’a plus les moyens d’habiter ? »

Ce dossier a pris une dimension trop politique sous la gouvernance écologiste.

J’étais en attente d’une position en faveur d’un urbanisme plus cohérent qu’idéologique, c’est-à-dire basé sur la réalité de nos besoins en logements.

Les éléments factuels dont nous disposons sont :

  • Pour un même nombre d’habitants, nous avons besoin de plus de logements.
  • Les familles ne restent pas à Besançon.
  • Il y a de la demande en logements or il n’y a pas assez d’offre.
  • Les prix de l’immobilier sont en forte hausse.

S’il s’agissait de bétonner les Vaîtes, d’en faire un nouveau Planoise ou un nouveau 408, alors je m’y opposerais.

L’enjeu est de proposer de l’habitat, qui soit en capacité d’attirer à nouveau les familles, qui feront le dynamisme future de Besançon en profitant du cadre naturel des Vaîtes.

Le projet de quartier des Vaîtes, c’est l’opportunité de créer du logement ouvert sur la nature mais surtout abordable, c’est-à-dire à prix maîtrisé.

Seulement en divisant par deux la taille du projet, on divise par deux le nombre de logements donc inévitablement on divise également par deux le nombre de logements à prix abordable.

Je tire la sonnette d’alarme. Si on ne construit pas assez, la loi de l’offre et de la demande fera que les prix continueront à grimper.

Veut-on que Besançon devienne une ville dans laquelle la classe moyenne n’a plus les moyens d’habiter ?

Pour habiter Besançon, faudra-t-il dans quelques années, soit être très aisé soit en fragilité pour pouvoir accéder au logement social ?

Ce projet est nécessaire mais pas suffisant en l’état.

On ne luttera pas contre l’étalement urbain, on ne protégera pas les terres agricoles des communes rurales environnantes en refusant de construire à la ville.

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