2020
juillet

Prime aux agents municipaux : « Pourquoi pas en bons d’achats utilisables dans tous les commerces de Besançon et du Grand Besançon ? »

Intervention conseil municipal du 8 juin 2020

Contrairement à ceux pour qui, le « monde d’après », revient à augmenter les impôts, ou augmenter le temps de travail sans contre-partie, je pense que la France doit mieux valoriser l’effort et mieux rémunérer le travail.

Et bien c’est exactement l’objet de cette délibération que je suis fier de voter.

Non les agents n’ont pas fait simplement leur travail comme j’ai pu l’entendre ici ou là.

Les agents de la ville, ceux du Grand Besançon, du CCAS ou du Sybert se sont mobilisés au plus fort de la crise en dépit des risques et au-delà de leurs horaires habituels.

Ils ont assuré la continuité des services publics, ils ont été présents sur le terrain quand beaucoup d’entre nous étions confinés, alors oui leurs efforts méritent notre reconnaissance.

J’aurais trouvé excellente l’idée du versement de cette prime en bons d’achats utilisables dans tous les commerces de Besançon et du Grand Besançon.

C’eut été à la fois une reconnaissance méritée des efforts des agents et en même temps, une mesure affirmée de relance économique au cours de laquelle 650 000 € auraient pu directement injectés dans l’économie locale.

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« Je ne demande pas une baguette magique, simplement que la ville de Besançon prenne enfin la décision de permettre à tous les enfants de la PS de maternelle juqu’au CM2 de retourner à l’école »

Intervention conseil municipal de Besançon du 8 juin 2020.

L’adjoint dit que ce n’est pas possible, la droite de M. Fagaut sur France bleu que c’est présomptueux, la gauche de Mme Vignot que ce n’est pas à l’ordre du jour…

Je ne peux pas, ne pas réagir quand j’entends que des classes d’âge entières vont être exclues du retour à l’école à Besançon.

La ville de Besançon serait donc incapable de faire ce que les communes de la périphérie réussissent ? Incapable de mettre en place ce qu’ont fait Dijon et Nancy ?

Cette situation renforce les inégalités, pose de grosses difficultés d’organisation aux familles, et les élus décident de ne rien faire ?

Il faut sans tarder permettre à tous les enfants, de la petite section de maternelle jusqu’au CM2 d’être accueillis à l’école, même si, en raison des contraintes sanitaires, ce n’est que quelques jours par semaine.

En parallèle, qu’est-ce qui empêchent la ville de Besançon de s’engager dans le dispositif mis en place par l’EN, 2S2C « sport, santé, civisme et culture » dont la majeur partie des coûts sont pris en charge par l’Etat ?

Ce dispositif permet de prendre en charge les enfants lorsque l’école n’en a pas la capacité.

Parmi les villes de taille comparable, Nancy l’a fait, Dijon va le faire. Dans le Grand Besançon, Serre-les-Sapins a contractualisé il y a 10 jours avec l’Education Nationale.

Nous avons des lieux et du personnel formés et habitués à accueillir des enfants, dans les bibliothèques, dans les maisons de quartiers, dans les musées, nous avons des associations exceptionnelles.

C’est dans l’intérêt des enfants, c’est dans l’intérêt des familles, c’est dans l’intérêt de la reprise économique.

Alors soyons inventifs, si on ne tente rien dans cette période, alors on ne fera jamais rien.


https://c.estrepublicain.fr/politique/2020/06/08/rentree-des-ecoliers-pas-de-baguette-magique

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Besançon: « Pour que nos enfants retrouvent, eux aussi, une vie sociale »

Le 18 mai dernier, la municipalité de Besançon a fait le choix d’une réouverture progressive des écoles en limitant l’accueil à trois niveaux : grande section de maternelle, CP et CM2. L’accueil s’est déroulé dans de parfaites conditions de sécurité tant pour les enfants que les adultes.

Le confinement a accéléré le décrochage notamment des élèves fragiles, amplifié par la fracture numérique des familles modestes.

Une grande majorité de parents a repris le travail. La garde des enfants et le suivi qu’ils étaient en mesure d’assurer, devient problématique.

Si cette situation perdurait, cela signifierait, à la rentrée de septembre, que plusieurs milliers de petits Bisontins n’auraient plus fréquenté leur école depuis près de 6 mois.

Savoir que cette situation renforce les inégalités, qu’elle pose aussi de grosses difficultés d’organisation aux familles et que la ville de Besançon n’envisage pas dans de mettre en place ce que les communes de la périphérie ont réussi, constitue un renoncement inacceptable.

Je demande à nouveau à la municipalité à ce que tous les enfants, de la petite section de maternelle jusqu’au CM2 puissent être accueillis à l’école, même si, en raison des contraintes sanitaires, ce n’est que quelques jours par semaine.

Il est très important qu’un maximum d’enfants retrouve, eux aussi, une vie sociale, recrée du lien avec leurs camarades, leur classe et leur enseignant.

Pour les élèves qui ne peuvent être directement pris en charge par un professeur, je propose de mobiliser le tissu associatif sportif et culturel, les maisons de quartiers, les MJC, les musées, les bibliothèques… tous ces lieux et personnels formés et habitués à accueillir des enfants.

Dans l’Académie de Besançon, ce sont près de 70 communes qui ont conventionné avec l’Éducation Nationale pour la mise en place d’activités « sport, santé, civisme et culture » (2S2C). Besançon doit s’engager très rapidement dans ce dispositif.

Les mois de juin, juillet et août peuvent être l’occasion d’un parcours éducatif, sportif et culturel pour les jeunes Bisontins.

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