2021
novembre

Lettre d’une infirmière à Mme Vignot : « Vous serez sûrement, un jour, contente de nous trouver lors d’une hospitalisation et ceci même si nous sommes mal garés »

Je vous livre ici le coup de gueule envoyé par une infirmière du CHRU de Besançon à Madame Vignot. Elle pointe l’insécurité et l’absence de discernement de la politique de verbalisation de la Maire de Besançon à propos du stationnement du personnel médical autour de l’hôpital.

Lettre d’une infirmière à Mme Vignot Maire de Besançon

« Arrêtez de vous acharner sur nous en mandatant la police municipale pour nous verbaliser ! Vous serez sûrement, un jour, contente de nous trouver lors d’une hospitalisation et ceci même si nous sommes mal garés »

Ce mail pour vous exprimer ma colère, mon mécontentement, mon agacement, mon écœurement, ma déception, mon désarroi, mon sentiment d’injustice, un manque de considération et de bienveillance envers mes collègues soignants et moi-même !!!!

Lundi 08/11/2021, infirmière depuis 16 ans, je travaillais de 13h35 à 21h11 (enfin 21h30 pour partir vers 21h40) dans mon service de soins intensifs/ réanimation.

Après une après midi à m’occuper et prendre soin de patients en post chirurgie, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir sur mon pare-brise, un « papillon » vert, une verbalisation pour « infraction à la réglementation du stationnement ».

Vous n’êtes pas sans savoir l’énorme problématique des places de stationnement sur et autour du site du CHRU, ceci étant évoqué depuis de nombreuses années!

Je vais vous relater les faits si vous semblez les ignorer ou les avoir oubliés:

Quand nous soignants, travaillons d’après midi, même si nous arrivons en avance, impossible de trouver un emplacement de stationnement à proximité de notre lieu de travail!!!

D’une part, nous n’habitons pas tous à Besançon, donc nous devons utiliser notre véhicule personnel même si nous pratiquons le co-voiturage.

D’autre part, trouvez-vous cela correct et logique que certaines personnes de la direction et du corps médical aient des places réservées au sein du CHRU ????

Certains privilèges et discriminations ne semblent pas abolis, nous ne sommes pas tous confrontés aux mêmes difficultés alors que nous venons tous effectuer notre métier!

Combien de fois en nous garant comme nous le pouvons, en nous assurant que nous ne représentons pas une gêne à la circulation, nous retrouvons nos véhicules abîmés, rayés, « défoncés », par malveillance ou car les conditions de circulation deviennent infernales autour du CHRU!!!!Qui prend en charge ces réparations ???? Nous nous taisons et nous continuons à venir exercer notre métier que nous aimons!

Vous allez me dire (oui Mme Vignot, maire écologiste ), il faut utiliser des parkings relais !!!!

Faut il vous relater le manque de sécurité autour de l’hôpital????

Déjà que personne ne se préoccupe de la sécurité de nos biens personnels (puisque nos véhicules en portent les stigmates), vous pensez bien qu’à 22h en sortant du CHRU, nous (les femmes puisque, en majorité dans le personnel para-médical) n’allons encore pas prendre le risque de nous faire agresser en allant récupérer notre véhicule et en ne souhaitant que retrouver notre foyer…

Donc en conclusion:

– manque de place de stationnement: par contre les constructions se multiplient sur les Hauts de Chazal????
– manque de considération des personnels soignants et de leurs besoins juste pour aller prendre soin des autres
– manque de sécurité de ces mêmes soignants

Me concernant, hier, mon véhicule était garé sans être aucunement à risque de générer un accident, ni une entrave à la circulation des véhicules et des piétons !!!!!

Alors je trouve juste LAMENTABLE que vous vous en preniez aux soignants que toute la population applaudissait lors de la 1ère vague COVID, je vois que cette considération s’est vite évaporée!

Nous apprenons dans notre formation professionnelle, des valeurs fondamentales pour prendre soin des autres: BIENVEILLANCE, EMPATHIE, ECOUTE, CONSCIENCE PROFESSIONNELLE….. valeurs qui semblent faire défaut à votre politique pour oser mandater la police municipale pour venir verbaliser des soignants en train de travailler

Oui nous ne sommes pas en train de faire du shopping ou de dealer Mme la Maire, nous sommes peut être même en train de prendre soin d’un de vos proches !!!!

Bel exemple de considération d’une population soignante déjà en souffrance….mal payée, en manque d’effectif constant, qui revient régulièrement sur des repos pour combler des arrêts, qui a affronté la pandémie COVID sans rechigner…. parce que la prise en charge de qualité des patients reste notre objectif principal!

Alors Mme Vignot, prenez en compte nos demandes et arrêtez de vous acharner sur nous, soignants, de nous planter un couteau dans le dos en mandatant la police municipale pour nous verbaliser pendant nos heures de travail!!!!
Vous serez sûrement, un jour, contente de nous trouver pour nous occuper de vous ou de l’un de vos proches lors d’une hospitalisation, ne l’oubliez pas! ( et ceci même si nous sommes mal garés ) »

A.R
Infirmière en colère

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Planoise : Quelles sont les intentions de la municipalité pour l’après passerelle rouge ?

Si je m’inscris dans la modernisation de Planoise qui vise à redonner, à ce quartier qui m’est cher, une image positive, plus de confort et de sécurité pour les habitants, engager la rénovation urbaine ne doit pas signifier effacer l’histoire.

Les habitants et les associations sont la mémoire vivante du quartier.

A ce titre, je regrette que les demandes de rendez-vous de celles et ceux qui souhaitaient sauvegarder la passerelle soient restées sans réponse.

La nouvelle de la déconstruction a provoqué, parmi de nombreux Planoisiens, plus de que de la tristesse ; les larmes ont coulé.

Y avait-il une raison valable pour ne pas répondre à la sollicitation des habitants et des partenaires associatifs ?
Leur écoute n’était-elle pas un impératif ?

La “passerelle rouge” figure parmi les monuments emblématiques, auxquels les habitants tiennent, autant pour des raisons historiques, affectives que pratiques.

D’après les services municipaux, son mauvais état nécessitait la déconstruction.
Seulement quelles sont désormais les intentions de la municipalité pour l’après passerelle rouge ?

Très utilisée, elle permet aux mères de familles et leur bébé en poussette, aux enfants, aux personnes à mobilité réduite, aux scolaires de franchir en toute sécurité le boulevard Salvador Allende.

Elle relie les habitants et les établissements scolaires au parc Lafayette, à de nombreux services essentiels dont la maison des services au public, le CCAS, la Poste, à la culture avec le théâtre de l’Espace, ainsi qu’aux commerces de l’Avenue du Parc.

En résumé, la passerelle est un véritable trait d’union qui structure le cadre de vie quotidien des Planoisiens, facilite leurs déplacements, favorise l’ouverture culturelle et la mixité.

J’ai donc écrit à Madame la Maire de Besançon pour connaître ses intentions après cette déconstruction.

Le quartier de Planoise est un quartier attachant où l’humain est très présent. L’engagement et l’implication des habitants et des associations à faire du quartier un espace de fraternité mérite notre bienveillance.

Au regard de l’intérêt que cette passerelle représente au quotidien pour le quartier, j’appelle à un nouvel aménagement qui pourrait, cette fois, faire l’objet d’un futur travail de concertation entre la ville de Besançon, les habitants et les associations.

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22 mois après un incendie criminel l’Intermarché Besançon Cassin retrouve son emplacement d’origine

22 mois après un tragique incendie, l’Intermarché Besançon Cassin retrouve enfin son emplacement d’origine dans des locaux entièrement rénovés.

Bravo à Adrien Vitte, directeur du magasin et à toute l’équipe de l’Intermarché.

Que de chemin parcouru depuis l’incendie criminel qui avait provoqué beaucoup d’émois et d’inquiétudes parmi les Bisontins et les habitants du quartier Planoise.

Il aura fallu près de deux ans pour que l’Intermarché Besançon Cassin retrouve enfin son emplacement d’origine. Et la rénovation est à la hauteur de l’attente !

Je salue la ténacité d’Adrien Vitte, son directeur, de son épouse et de l’ensemble des salariés qui n’ont pas compté leurs heures pour que la réouverture puisse se faire le plus rapidement possible, d’abord dans des locaux provisoires puis enfin aujourd’hui dans les locaux définitifs.

J’avais début février 2020 organisé une entrevue entre M. Vitte et le Ministre Marc Fesneau pour accélérer les dossiers liés à la rénovation urbaine du quartier Planoise dans lesquels figurait la rénovation du centre commercial.

Le centre commercial Cassin qui devrait réouvrir au printemps et l’Intermarché sont importants au quotidien pour les habitants et plus largement pour la vitalité de l’ensemble du quartier et des commerces à proximité.

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