2021
février

« Je ne crois pas en une société de décroissance, je crois en une société où le progrès se partage »

Depuis près d’un an, nous avons un test grandeur nature de ce que produirait une société de décroissance: des faillites d’entreprises, des destructions d’emplois, une augmentation de la pauvreté, de l’isolement, de la malnutrition sans oublier une aggravation des inégalités.

Voilà en quelques mots les raisons pour lesquelles, je ne crois pas à une société de décroissance ou de repli sur soi.

Je crois à une société où le progrès se partage et l’humain est au centre.

Je tiens à la solidarité et au partage des richesses, mais pour les partager, encore faut-il tout d’abord les créer.

Je pense qu’une politique sociale efficace, est la combinaison entre une politique de l’emploi assumée qui permet à chacun de devenir autonome et de s’insérer dans la société, une politique d’éducation qui offre les moyens de se construire un futur et de casser les inégalités et enfin une politique de proximité et d’inclusion, qui renforce l’unité et les liens qui font que nous avons ensemble un projet commun.

Sans cette création de richesse, personne n’a les moyens de ses ambitions, ni les moyens d’engager des politiques de solidarité, ni les moyens d’engager cette transition environnementale qui nous devient impérative.

more

« Il y a un fort enjeu social à proposer un grand plan anti isolement à Besançon »

Une ville, ce sont d’abord des liens humains, des moments d’échanges et de partage.

J’étais déjà intervenu en décembre pour exprimer mon inquiétude sur la situation sociale et dire à quel point la pauvreté gagnait du terrain, des plus fragiles jusqu’aux personnes qu’on pensait à l’abri.

> voir ici : http://www.laurentcroizier.fr/la-crise-sanitaire-se-double-plus-que-jamais-dune-crise-sociale

Dès la sortie de la période difficile que nous traversons, il sera très important de lutter contre le fléau de l’isolement.

On a là un sujet qui touche toutes les catégories d’âge et toutes les couches sociales, des plus jeunes privés malheureusement de leurs activités sportives ou culturelles , aux étudiants dont les journée se résument à des visio-conférences, aux actifs et retraités qui s’isolent pour limiter les risques de contracter le virus.

Il y a, je pense, un fort enjeu social, sociétal même, à proposer un grand plan anti isolement à Besançon. C’est ma proposition.

Donnons-nous cette ambition collective de penser au quotidien la place des personnes isolées, de raviver le lien social abîmé par la covid, en mobilisant les services de la ville, les associations et les habitants eux-mêmes.

more