2018
septembre

« Ne nous habituons jamais à la violence que subissent au quotidien les ambulanciers, les pompiers et nos forces de sécurité. »

   Je suis consterné par cette agression de deux ambulanciers qui portaient secours à une habitante rue Proudhon à Besançon.

Je tiens à leur apporter mon soutien et condamner avec la plus grande fermeté l’attitude de cet automobiliste pour qui les valeurs de dévouement et d’entraide semblent si éloignées.

Ne nous habituons jamais à la violence que subissent au quotidien les ambulanciers, les pompiers et nos forces de sécurité.


https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2018/09/29/deux-ambulanciers-agresses

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Retour sur l’arrêté estivale contre les nuisances d’une mendicité agressive

Je me devais de vous livrer mon analyse de l’épisode estivale qui a bousculé le paysage politique locale. Devant le manque d’informations à disposition, j’avais préféré prendre le temps de discuter avec les forces de police, les commerçants, les élus qui ont pris cette décision pour ne pas tomber dans l’approximation ou le procès d’intention.

Je comprends, que la rédaction initiale du texte qui prêtait véritablement à confusion, ait pu susciter un émoi parmi les Bisontins et dans l’opinion publique d’une façon générale.

Evidemment, la misère n’est pas un choix. Elle ne se repousse pas, elle se combat.

Je refuserai toujours une société qui interdirait les secondes chances, une société où les accidents de la vie seraient rédhibitoires.

Cela étant dit, les précisions rapidement apportées les jours qui ont suivi éliminaient l’interprétation d’un arrêté anti-mendicité au profit d’un arrêté contre les nuisances d’une mendicité agressive. On peut alors s’interroger si le droit existant ne permettait pas en l’état à nos policiers d’intervenir…

Qui peut dire qu’il n’y a aucun problème d’ivresse sur la voie publique au centre-ville ? Qui peut nier qu’il y a régulièrement des problèmes d’entrave à la circulation publique au centre-ville ?

Oui la liberté d’aller et venir est un droit fondamental. Elle l’est tout autant que la liberté de rentrer chez soi sans se faire insulter ou la liberté de faire du commerce sans que sa clientèle soit effrayée. Et pour qu’elle le reste, l’instauration de règles est nécessaire.

Bien sûr que c’était de la responsabilité du Maire d’agir. Mais, au-delà de la forme, c’est à dire de la rédaction, plus qu’hasardeuse, de l’arrêté qui a provoqué la polémique, n’y a-t-il pas un problème de méthode ? Le sujet aurait clairement mérité un débat au conseil municipal de Besançon. C’était alors l’occasion pour le Maire d’énoncer et d’expliquer comment il entendait lutter contre ces nuisances.

De cette polémique estivale, je retiens évidemment l’image négative qui en résulte et l’instrumentalisation politique qui en a été faite. Je trouve extrêmement inquiétant de voir la vitesse avec laquelle certains élus ont reculé, puis instrumentalisé ce qu’ils avaient accepté quelques semaines plus tôt.

Je ne ferai pas davantage de commentaires. Je pense que les Bisontins attendent, des élus que nous sommes et en qui ils ont placé leur confiance, une attitude responsable en dehors de toute considération politicienne.

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