2020
novembre

« Ne laissons aucun espace aux idéologies ennemies de la République à Besançon »

Intervention conseil municipal du 05/11/2020

Le 16 octobre dernier, le terrorisme islamiste a une nouvelle fois frappé le sol français.

Samuel Paty a été assassiné décapité, parce qu’il enseignait la liberté, celle de penser, celle de s’exprimer. A travers cet acte d’une barbarie insoutenable, ce sont les valeurs de la Républiques qui ont été attaquées.

Personne ne nous enlèvera nos valeurs républicaines, notre liberté, notre égalité, notre fraternité.

Personne ne nous enlèvera notre principe de laïcité qui fait qu’en France que chacun peut décider de croire ou de ne pas croire, qu’aucune religion ne fait la loi ou ne s’impose aux autres.

La ville de Besançon a le devoir de défendre les valeurs de la République et de garantir l’application de la laïcité partout et en tous lieux.

Il faut prendre conscience que ce qui est arrivé à Conflans-Sainte-Honorine ou à Nice aurait pu arriver à Besançon.

Je voudrais saluer le travail sur la laicité qui a été réalisé au cours du dernier mandat par la première adjointe Danielle Dard.

Avec mes collègues élues, Karima Rochdi, Nathalie Bouvet et Agnès Martin, nous avons souhaitéaller encore plus loin.

Nous faisons quatre propositions :

1/ Désigner au sein du conseil municipal un élu référent en charge de la laïcité et du pacte républicain.

2/ Nous demandons la présentation d’un état des lieux complet de l’application de la laïcité et de ses difficultés à Besançon, dans les services publics, auprès des délégataires de service public, dans les associations et tous les quartiers.

3/ Nous proposons la publication dans le magazine municipal d’un dossier sur la liberté d’expression avec la publication de caricatures.

4/ Nous voulons conditionner les subventions aux associations au respect d’une charte des valeurs de la République et de la laïcité.

En signant cette charte, l’association s’engagerait à respecter quatre principes républicains dans le cadre de la mise en oeuvre de son fonctionnement et la mise en œuvre du projet pour lequel elle sollicite le soutien de la ville.

  • L’égalité de tous devant la loi, sans distinction d’origine ou de religion
  • Le respect de toutes les croyances et des non croyance,
  • L’égalité entre les hommes et les femmes,
  • La liberté d’expression et de conscience dans le cadre des lois de la République

Il ne s’agit pas d’opposons pas les Français les uns aux autres, mais d’assumer de ne laisser plus aucun espace dans lequel les idéologies ennemies de la République pourraient s’engouffrer.

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Pour un référendum local sur l’armement de la police municipale à Besançon

Il faut arrêter de penser que les policiers municipaux sont des sous-policiers. Il faut arrêter de les mépriser.

La police municipale n’a pas les mêmes missions que la police nationale, ce n’est pas pour autant qu’elle serait moins importante ou moins exposée.

De par leurs missions, ils sont amenés à rencontrer des situations où ils ont besoin de se protéger ou de protéger les habitants.

Le simple fait de porter un uniforme expose nos policiers municipaux.

Voilà pourquoi je suis favorable à leur armement.

Je comprends que la décision d’armer la police municipale soit une décision délicate. Ce n’est d’ailleurs pas une question de bord politique puisque des maires de gauche, du centre et de droite prennent cette décision.

La question n’est même pas de savoir si les 55 élus du conseil municipal y sont favorables.

C’est à l’ensemble des Bisontins d’appuyer la légitimité de la police municipale à porter une arme.

Je propose l’organisation d’un référendum local sur l’armement de la police municipale à Besançon.

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Sécurité : « Mme la Maire, nous ne pouvons plus nous contenter de « réunions » ou de « groupes de travail » qui ne débouchent sur rien »

La sécurité c’est un enjeu du quotidien, c’est un droit essentiel pour tous les citoyens.

Est-ce que le climat de sécurité est satisfaisant dans tous les quartiers de Besançon ? La réponse est non !

Est-ce qu’on tolère à Planoise que des enfants jouent à côté des dealers à 150m du commissariat de police ?
Est-ce qu’on tolère quartier Saint Claude qu’une famille décide de mettre sa maison en vente parce qu’un groupe d’une dizaine de jeunes leur rend la vie impossible ?
Est-ce qu’on tolère au centre-ville que des vitrines soient brisées en période de confinement ?
Est-ce qu’on tolère quartier Palente le braquage de 4 bureaux de tabac en dix jours ?

Deux outils sont à la disposition de Mme la Maire pour assurer l’ordre et la sécurité : la vidéoprotection et la police municipale.

La première décision qui a été prise par Mme Vignot, l’arrêt du déploiement de la vidéoprotection, l’outil qui permet d’identifier les auteurs, qui permets de sécuriser les lieux et d’alerter en temps réel.

C’est ni plus ni moins qu’un permis de continuer qui a été délivré aux délinquants.

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